JOURNAL DE BORD 2012


Janvier

Dimanche 1er – Un peu de soleil, un peu de vent. Sur l’eau, un bateau de pêche, un kayak… et nous… c’est tout. 

Lorsque nous revenons au port notre voisine d’estacade nous demande avec un grand sourire : « C’est votre première sortie de l'année ? » Elle nous a observés depuis la jetée et a constaté que cette fois la Guêpe était bien le seul voilier à être allé naviguer !













Février

Lundi 5 – La Guêpe va devoir attendre avant de retourner se promener. Le lac a gelé autour d’elle. Heureusement que j’ai résolu le problème de l’entrée d’eau à l’arrière du puits de dérive, car il ne faut surtout pas toucher un bateau pris dans la glace si l’on ne veut pas abîmer sa coque et encore moins monter à bord pour vider l’eau, par exemple…


















Vendredi 24 – Le lac a enfin fondu et il fait grand soleil. La Guêpe est intacte à l’extérieur et sèche à l’intérieur ! Il n’y a presque pas de vent, mais quel plaisir de retourner sur l’eau. Au large on voit une dizaine de bateaux de pêche, mais nous sommes les seuls à être dehors sous voiles. Au retour je prends quelques photos de la jetée encore gelée à cause de la bise et des embruns verglaçants auxquels nous avons eu droit ces derniers temps.












                                                                                                       



Mars

Samedi 24 – Après un délicieux repas au CNV, nous voilà à nouveau sur l’eau. Les airs sont d’abord presque absents, puis faibles et irréguliers. La girouette ne montre pas la même direction que les penons... Mais nous voyons des risées en amont. Enfin, sur le coup des 14h00, nous naviguons dans les risées. Une dizaine d’autres voiliers profitent également de cette superbe journée. La bise est maintenant faible et très régulière. On jette notre bouée de sauvetage à l’eau pour notre premier exercice d’homme à la mer à bord de La Guêpe (mieux vaut tard que jamais). Manœuvre parfaitement réussie, la bouée est sauve ! Nous montons au près jusqu’à Coppet, virons de bord et là, c’est vraiment magique. La bise monte à un bon Force 3, le lac est comme un miroir autour de nous. La Guêpe se cale sur son bouchain et accélère. Elle file tout droit et le contact de l’eau sur la coque fait un bruit qui rappelle celui d’un train. Au retour nous devons tirer quelques bords supplémentaires car une famille fait de la pêche à la traîne juste devant l’entrée du port. Nous réussissons finalement à passer assez loin devant leur étrave. Ouf ! Les airs forcissent juste avant que nous entrions dans le port. K veut rouler le génois, je lui dis d’attendre. Personne n’est en train de sortir, je borde bien gv et génois pour l’entrée au port la plus rapide de notre carrière. On ne roulera le génois que sur la dernière ligne droite, entre les estacades. Je vire pour aller sur notre place, freine la Guêpe avec la bôme, attrape la bouée. K amarre devant et voilà, une nav’ parfaite du début à la fin. On va fêter ça avec un Irish Coffee que Nicolas sait si bien faire. On dit bonjour Michel Budry et Henri, qui sont en train de boire l’apéro. Ils ont tous deux un sourire jusqu’aux oreilles. Ils ont vu la rentrée au port de la Guêpe…

Mai

Samedi 26 – Enfin le retour du beau temps après un mois d’avril pourri ! On monte en un bord jusqu’à Tougues, puis retour en un seul bord. Ce qui s’appelle profiter des adonnantes :-)

Mardi 29 – Il fait grand beau et K a congé. On profite d’une petite bise pour faire la promenade de Jacky. On monte sur Tougues. Avant d’y arriver, je prépare le spi, qu’on envoie dès qu’on a viré de bord pour le retour. Les airs sont réguliers et assez soutenus. Il y a très peu de monde sur l’eau, donc on ne subit pas les vagues des pc. C’est si joli qu’on descend jusqu’au Creux de Genthod. Là, la bise fait place au joran, ce qui nous permet de remonter vent de travers. Devant port Choiseul c’est de nouveau la bise, maintenant force 4. On se retrouve tous les deux au rappel, c’est super !

Juin

Samedi 2 – Jacky remet son Corsaire à l’eau la semaine prochaine. La Guêpe retourne chez elle. Le matin je vais au Creux avec mon costume de bain sous mes habits. A bord de Bee Tender je rame jusqu’au ponton privé situé devant notre place d’amarrage. J’y pose mes vêtements et mes chaussures, puis j’amène Bee Tender vers la bouée en marchant dans l’eau. A l’arrivée, j’ai de l’eau jusqu’au menton. Je profite quand même pour nager un moment et je retourne au ponton, me sèche et me rhabille. K vient me chercher pour aller à port Choiseul. Il me demande comment j’ai amené l’annexe à la bouée. Quand je lui réponds que j’y suis allée à pied, il me dit d’arrêter de me moquer de lui :-)
Il fait grand beau et on en profite pour naviguer avant de redescendre. Les airs se lèvent sérieusement devant le Creux et en arrivant à la bouée sous voiles, la Guêpe se met à reculer aussitôt arrêtée. Mais K a déjà attrapé les élingues. On ne nous la fait plus :-)

Samedi 9 – Pique-nique au Creux à bord de la Guêpe, puis sortie sous voiles, en sud-ouest, K à la barre. On descend sur Genève au près. Rive gauche, il y a plein de voiliers qui vont en direction opposée. C’est la Genève-Rolle. 
Les airs se mettent à tourner, K me propose de barrer… Je vois un autre Corsaire loin en amont. K me dit que cela n’en est pas un. Je lui propose de le rattraper pour voir. On vire de bord et on part vent de travers dans sa direction. On est bientôt derrière lui, c’est bien un Corsaire, très joli et bien entretenu, avec 3 adultes et un enfant à bord. Lorsque nous sommes à sa hauteur, on se dit bonjour, on échange quelques mots et le barreur nous dit d’arrêter notre moteur J Lorsque nous croisons sa route assez loin devant, nous voyons qu’il a un numéro accroché tribord. Il participe à la Genève-Rolle !!! Il n’y a presque plus de vent et énormément de vagues de pc. On décide de rentrer, marre de se faire secouer dans tous les sens. A hauteur du Creux les airs passent de rien à Joran très faible. Le ciel est chargé sur le Jura. On affale tout et on finit au moteur. Au moment où j’attrape la bouée, on a droit a une première rafale de Joran. On a bien choisi notre option. Lorsque tout est rangé, je vais me baigner. L’eau est à 17°. Je constate qu’il y a des coquillages sous la coque. Je les enlève avec le balai-serpillière que j’avais acheté à cet effet. J’en ai pour une bonne demi-heure, c’est plein de petites moules et de crevettes, de quoi faire une paella. Sans ce petit monde, on ira encore plus vite à notre prochaine sortie :-)

Samedi 23 – On est sur la Guêpe un peu avant midi et les airs se sont déjà levés. On se dépêche de larguer les amarres. J’ai préparé des sandwiches que nous mangeons en route. On avance à bonne vitesse, les pc ne sont pas encore dehors à faire des vagues dans tous les sens. Notre premier bord nous amène devant Anière. 
On continue allègrement à monter au près. Un immense voilier avec plein de monde à bord nous rattrape. Le skipper me dit : « Il est beau ! » Je lui réponds : « Il est gros ! » Un peu avant Messery on voit un magnifique 8mJI tout en bois qui se rapproche de nous. Je fais attention à ne pas gêner sa route. Il est tout près de nous, lorsque de grosse vagues me font changer de cap. Son skipper me dit : « Ne partez pas, c’est pour la photo. » Les vagues franchies, on navigue un moment côte à côte. Le skipper nous dit : « On a les mêmes bateaux, acajou verni. » Leur 8m, le F-4, a été construit en 1929 ! 

Pour le retour, nous envoyons le spi. J’ai de la peine à le garder gonflé, les airs ont beaucoup faibli, les pc sont finalement sortis et on se fait secouer comme des pruniers. Mais tant pis, on tiendra bon. Pour descendre jusqu’au Creux, je dois empanner deux fois, manœuvre qu’en général j’évite autant que possible, mais tout se passe bien. Sur le retour, on croise un bateau à moteur tout verni, qui ralentit pour nous prendre en photo. La Guêpe a vraiment du succès :-)

Jeudi 28 – On a rendez-vous avec Roby à port Choiseul à 16h. Il sort la Guêpe de l’eau au slip des dériveurs, parque la remorque, la cale et décroche. Il ramène K au Creux pour qu’il puisse récupérer la Volvo et moi j’attaque. J’enlève les moules encore accrochées dessous, lave et ponce la carène, tire les scotchs à la ligne de flottaison, ponce sous la ligne, lave le tout encore une fois, essuie partout avec un chiffon en microfibre, passe deux couches d’antifouling. A 20h30 j’ai terminé !

Vendredi 29 – Après un délicieux plat de moules (pas les mêmes) au Club, la Guêpe retourne à l’eau à 15h et redescend au Creux. C’était certainement le plus court hivernage de sa vie ! 










Juillet

Mardi 17 – Vent d’ouest, comme d’habitude ce mois, soleil. Lorsque qu’on prépare la Guêpe pour aller naviguer, on voit Jacques qui sort avec son 5.5. Lorsqu’on largue les amarres, Jacques est déjà de retour. On tire un bord pour aller lui dire qu’une sortie aussi courte ne compte pas. Il nous dit qu’il n’y a pas assez de vent. C’est vrai que passée la risée du Creux, il n’y a pas grand’chose. On part sur Genève. On voit au loin un bateau qui ressemble bien à celui de Jacky. On se rapproche, c’est bien lui qui va dans la même direction que nous. On navigue un moment sur le même bord. Les airs se sont un peu levés, nos voiles Europ’Sails sont  fantastiques…

Au retour, vent de travers, on croise Jacky et K prend des photos. Dommage qu’il ait oublié que sur les voiliers il y a un mât, hihi !!! Lorsque nous nous approchons du Creux les airs tournent et je fais ma première arrivée sous voiles, jusqu’à notre bouée, dans un coup de joran ! 





Jeudi 25 – Il fait au moins 35° et les thermiques sont annoncés. On profite d’une belle risée pour sortir, qui faiblit dès qu’on s’éloigne du Creux. On arrive tout de même à traverser sur Corsier, puis virer sur port Choiseul. Il y a de gros nuages noirs sur le Jura qui font espérer que cela se lève, mais après quelques jolies risées c’est le calme plat. J’enroule le génois et K met en marche le moteur pour rentrer. Devant le Creux nous sommes accueillis par une petite risée qui nous permet d’arrêter le moteur et de rentrer sous voiles. 



Août

Mardi 7 – Petite sortie dans des airs irréguliers en force et en  direction. On se promène quelques heures sans but précis. Ce n’est que quand nous décidons de rentrer que les airs se lèvent, en joran, si fort que nous décidons d’affaler la gv, de rouler le génois et de rentrer au moteur. Devant le Creux un autre Corsaire, également au moteur, se rapproche de nous. Son propriétaire nous demande le nom de notre bateau. Je lui réponds que c’est la Guêpe et il me dit qu’elle est mondialement connue. Il a lu le site en détail. Cela fait 3 semaines qu’il a acheté son Corsaire qui a sa place aux Pâquis. Cela fait plaisir de voir que la famille des Corsairistes continue de s’agrandir.

Mercredi 8 – Enfin une belle journée ensoleillée avec un peu de bise. On tire quelques bords pour profiter des plus jolies risées, puis c’est direction Tougues en un seul bord. La bise se lève assez pour qu’on puisse se mettre tous les deux au rappel. Le retour se fait sous spi, qui nous amène sur Corsier, puis dernier bord de près sous génois et rentrée au port sous voiles.

Vendredi 10 – Les conditions sont aussi belles que mercredi. Comme ont est parti un peu plus tard, on ne monte que jusqu’à Hermance. De là, on vire direction rive droite, puis on envoie le spi qui nous ramène cette fois jusqu’au Creux. On affale juste avant d’entrer et on déroule le génois pour aller à la bouée. 


Septembre

Vendredi 7 – Grand soleil, petite bise. Nous montons sur port Choiseul où les canots sont en train de régater. Quel beau spectacle de les voir naviguer ensemble ! Nous continuons notre route au près tribord amure quand K me dit qu’il voit au loin un Corsaire avec une voile à corne. J’ai failli me retourner pour regarder ! On éclate de rire, puis je lui raconte que quelqu’un avait commandé une telle voile pour un Corsaire. K me répond : « Il est derrière nous. » On se met sur le même bord et pour la première fois depuis que nous en somme propriétaires, la Guêpe se fait battre à plate couture par un autre Corsaire. Plus loin, les D35 et M2 s’entraînent. On se retrouve entre les deux flotte. Superbe vision ! On continue notre balade et on voit au loin  le 5.5 de Michel Budry. On se met au largue pour nous rapprocher de lui. Il est en train de redescendre sous spi. Impossible de le rattraper, mais on est quand même assez près pour que Michel nous voie et nous fasse des grands signes. On rentre par le chemin des écoliers, en tirant des bords vent de travers et petit largue. Au port, nous restons un moment à bord pour profiter de cette belle fin d’après-midi. Nous parlons un moment avec nos voisins Corsairistes qui sont venus en famille. Ca fait plaisir de les voir. Il sortent tranquillement avec juste leur foc bleu clair. Encore un joli tableau :-)

Lundi 9 – Les airs se lèvent au moment oû nous quittons le Creux. Le soleil brille et les pc sont presque absents. En amont de port Choiseul on voit Jacky au loin. Il est facile à reconnaître avec sa coque orange et son spi jaune et vert. On tire quelques bords pour le croiser assez près pour se dire bonjour. Nous continuons jusqu’à Hermance, puis rentrons au petit largue. Les airs sont toujours aussi réguliers, ce qui nous permet un superbe arrivée sur bouée




Octobre

Samedi 13 – Jacky m’a envoyé un message. La place de Kurun II attend la Guêpe à port Choiseul. On fait comme l’an dernier, au moteur, K me remorque dans Bee Tender que je vais amarrer à sa place, puis il me récupère au bout du ponton de la CGN. On va ensuite s’amarrer sur une bouée pour mettre les voiles et naviguer un moment avant d’aller à port Choiseul. On profite de beaux airs, le soleil brille et il y beaucoup de voiliers en régate à différents endroits. Achille est également dehors. Lorsque nous arrivons à l’entrée du port, surprise… on a droit au Joran qui nous arrête net !!! On est obligés de virer pour  reprendre de la vitesse et entrer sous un angle différent. Un voilier rentre sous moteur. Son propriétaire nous remercie en riant de le laisser passer. On va sur une bouée de dégréement que K attrape juste avant que la Guêpe se mette à culer. On plie tout et on finit au moteur. Lorsqu’on arrive à notre place, le Joran ne souffle plus !!!

Lundi 22 – Un peu de vent, un peu de soleil. Lorsqu’on arrive au port, c’est le calme plat. Après un passage à la buvette on va quand même dire bonjour à la Guêpe, puis je propose à K d’aller jusqu’à la grue pour laisser aux airs le temps de se lever. On discute un moment avec Philippe, puis avec Henri. On va ensuite voir les bateaux amarrés à la jetée. Le 5.5 de Jacques est parmi eux, en attente de sa mise à terre pour l’hiver. Je vois une petite risée devant le port. On va donc quand même naviguer. Au large, deux catamarans, des bateaux de pêche, un autre voilier et deux bateaux de l’armée gris foncé, c’est tout. Le vent souffle de l’ouest, ce qui nous permet de monter jusqu’à Coppet vent de travers. C’est magique. Le ciel s’est dégagé et avec ce beau soleil il fait bien 20°. Devant Coppet les airs tombent complètement. On plie tout et on rentre au moteur. Au port, notre voisine vient nous dire bonjour et nous complimente sur la beauté de notre Corsaire. On bâche et on retourne à la buvette où un monsieur nous dit que notre Corsaire est magnifique. C’est vraiment sympa d’avoir un joli bateau :-)




Décermbre

Samedi 29 – Il fait grand beau, ça fait tout drôle de voir le soleil après toute la pluie qu’on a eus ces derniers temps, après que la neige ait fondu… Il souffle une petite bise quand on sort du port, on voit quatre autres voiliers qui profitent ce ces belles conditions. On navigue au près, tout droit sur Hermance. La bise monte à 10 nœuds, c’est magnifique ! Arrivés devant Hermance on vire et on repart sur port Choiseul en un seul bord. On rentre sous voiles jusqu’à « notre » place. On bâche rapidement car il commence à faire froid et la Guêpe a déjà le pont et les plats-bords humides.

Lundi 31 – Soleil et vent d’ouest. On peut finir l’année comme on l’a commencée, en naviguant à bord de la Guêpe ! Les airs sont presque réguliers en direction et en force, assez faibles mais suffisants pour se faire plaisir en ce dernier jour de l’année :-)

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